LES ÂMES DES ENFANTS ENDORMIS

Une bonne dose de romantisme dont la littérature coréenne est si souvent porteuse. Ce livre traduit de l'anglais se lit sans déplaisir, le style est léger et les images souvent teintées de poésie.

les ames des enfants endormisComme très souvent dans la littérature coréenne, on trouve un père absent et le reste de la famille contraint de se débrouiller par ses propres moyens. Il y a eu l’occupation japonaise et la guerre de Corée. Et maintenant, la modernisation du pays, entreprise par une main de fer. Les difficultés continuent de s’accumuler sur la tête des plus démunis. La période n’est pas rose se débrouiller, s’en sortir, traverser le cours de l’Histoire sans y laisser trop de plumes, demande une énergie considérable. Le bonheur est peut-être pour demain. Il faut suivre le mouvement car tout arrêt, tout immobilité est synonyme de mort possible. On suit pas à pas cette maman et ses deux enfants, ce frère et cette soeur, toujours en action, toujours en mouvement. Le temps presse car la souffrance attend. La Corée vit des heures sombres et les enfants cherchent la grâce d’une vie.

Roman d’initiation ? roman de libération ? La catharsis y est visible, la revanche jamais.


LES ÂMES DES ENFANTS ENDORMIS
DE MIA YUN
Traduit de l’anglais par Lucie MODDE
Denoël, 270 pages, 21,90€

Mots-clés:mia yen: les âmes des enfants endormis

Écrit par Jean-Claude De Crescenzo

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